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samedi, décembre 16, 2006

Epilogue de l’affaire Seznec

Mon billet du 7 octobre mettait en parallèle le développement des médias et l’évolution de l’affaire Seznec, l'une des plus importantes énigmes judiciaires du XXe siècle.

Le 4 novembre 1924, la cour d'assises du Finistère avait condamné Guillaume Seznec aux travaux forcés à perpétuité pour le meurtre de son ami Pierre Quémeneur. Le corps n'avait jamais été retrouvé.
Pendant plus de 80 ans, le cercle familial s’était investi pour la réhabilitation de Guillaume.
Le petit-fils, Denis Le Her-Seznec, avait repris le combat.

Pendant toute mon existence, j’ai entendu les demandes touchantes de cette famille. Cette affaire avait marqué mon enfance et les médias m’avaient convaincue, au fil du temps, de l’innocence du condamné.

Le 14 novembre 2006, la Cour de révision a rejeté toute réhabilitation de Guillaume Seznec : la justice refuse de "décharger la mémoire des morts », selon l'expression du code. Denis Le Her-Seznec va donc se tourner vers la justice européenne.

Je ne fus pas surprise de cette décision judiciaire. J’avais consulté pas mal de documents pour rédiger mon premier post et, peu à peu, mes certitudes avaient vacillé … Les deux derniers coms de
mon billet prouvaient que l’affaire Seznec alimentait toujours les fonds de commerce des éditions.
Le «
breizhoo » relate bien la querelle des auteurs et des clans.

« Cette affaire est intéressante parce ce qu’elle montre la façon dont on peut manipuler une opinion publique par une campagne médiatique bien orchestrée. »

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4 Comments:

Blogger Evret said...

La chaine de Tv belge nous a bien montré que l'on pouvait croire n'importe quoi dés que c'est dit dans le petit écran. C'est en parti pour ça que les faits divers ne m'intéressent pas trop on ne peu pas les traiter objectivement car le téléspectateur n'a entre ses mains que ce que le journaliste veut bien lui donner et n'a pour analyse que celle donné par le documentaire. Je pense qu'il faut laisser la justice à la justice car le poids des médias est rarement positif.

décembre 18, 2006 9:11 PM  
Blogger IKdix said...

Evret, les médias se doivent d’informer.

Ils s'intéressent surtout aux "grosses affaires" retentissantes qui augmentent leurs ventes ou leur audimat.

Le lecteur ou le téléspectateur doit résister aux excès de la commercialisation de l'information et surtout ne pas se contenter d’une seule source d’information.

Dans une affaire très médiatisée, la vérité judiciaire a du mal à percer. La justice peut être accusée de vouloir étouffer l'affaire.

Certes, certaines affaires sont classées sous les pressions politiques.
Les affaires politico-judiciaires émergent le plus souvent à cause des dénonciations des membres des partis politiques. Les médias n'en sont que les relais.

décembre 19, 2006 9:31 PM  
Blogger Evret said...

Bien sur il faut que les médias nous informes mais ils ne devraient pas prendre parti alors que l'affaire est encore en cour.
Ces affaires font naître un sentiment d'injustice chez certains, ça décrédibilise la justice alors qu'elle fait son travail en restant neutre et non influencé par l'opinion.

décembre 20, 2006 1:37 PM  
Blogger IKdix said...

Bien sûr, evret, les médias ne doivent pas prendre parti si l'affaire est en cours.

L'article 11 du code de procédure pénale stipule :
" sauf dans les cas où la loi en dispose autrement, et sans préjudice des droits de la défense, la procédure au cours de l'enquête et de l'instruction est secrète. Toute personne qui concourt à cette procédure est tenue au secret professionnel".

Quand l'enquête est lancée sur la place publique, la levée du secret peut faire pression sur les témoins et les amener à se rétracter.
La sur-médiatisation freine aussi la résolution de certaines affaires.

Lorsque les médias violent le secret de l'instruction, ils paient une amende dérisoire par rapport aux gains liés au scoop.

décembre 22, 2006 2:20 PM  

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